vendredi 17 octobre 2008

16 oct Civilisation Hittite par Louise et Michel



Voici le texte de Louise et Michel qui vous arrive de peine et de misère... nous vous en reparlerons plus tard... D'autres photos suivront mais là je dois aller me coucher. CJ



Les Hittites par Louise et Michel

Nous sommes le jeudi 16 octobre sept heures trente précises, nous poursuivons nos découvertes et ce matin, nous nous dirigeons vers Bogazkale, site de la civilisation hittite. Bogazkale est le nom moderne de Hottusa, l’ancienne capitale hittite bâtie vers 1600 avant J-C sur un site stratégique habité depuis le 3e millénaire avant J-C par un peuple appelé Hotti Ce site antique compte parmi les plus importants d’Anatolie.

Les milliers de tablettes d’argile et de bronze qu’il a livrées ont fourni aux savants une foule d’informations sur l’ancienne civilisation hittite.

De 1660 à 1630 avant J-C la ville se situe au pied de la montagne et comprend le grand temple et la grande citadelle. Notons également que l’art hittite parvint à son apogée entre 1450 et 1200 avant J-C; ses artisans étaient réputés pour leurs talents de sculpteurs et de métallurgistes Enfin l’empire hittite fut détruit vers 1190 avant J_C par des envahisseurs venus de Thrace.


La civilisation hittite se distingue aussi de celles qui l’entourent par son respect de la vie humaine. Lors des guerres, aucun massacre de population, aucun supplice sur les prisonniers ou les esclaves.
En fin d’avant midi, sous une pluie froide, nous avons visité le temple Yazilikaye, un temple hittite extérieur qui signifie : « Le rocher aux inscriptions » Dans ce sanctuaire, il y a 3,250 ans, des artistes créaient sur les rochers deux galeries pour mettre leurs dieux et déesses en évidence. Après leur mort, les rois devenaient des dieux.

Ce temple extérieur était utilisé lors des fêtes du retour du printemps, fêtes qui s’échelonnaient sur plusieurs jours. Vers midi, malgré la pluie et un terrain boueux, nous avons entrepris la découverte du Grand Temple construit vers 1400 avant J-C et consacré à Teschut, le dieu de l’Orage, un des temples les mieux conservés.

Le Grand Temple abritait des chambres rituelles, des espaces administratifs et des entrepôts.
Trois portes ont été érigées. La porte aux lions permettait de contrer les mauvais esprits. La porte des Sphinxs était un passage souterrain de 70 mètres de long pour leur protection; les soldats s’en servaient pour stopper l’assaut ennemi.
Une troisième, la porte Royale, doit son nom au dieu hittite de la guerre.

Le Grand Temple se situe dans la partie inférieure de la ville tandis que la citadelle était dans la partie supérieure.
Cette visite complétée par les explications de notre guide a suscité beaucoup d’intérêts dans le groupe.
Par la suite, nous sommes allés déjeuner dans un restaurant que fréquentent de grandes personnalités comme nous…

Enfin, nous prenons la direction d’Ankara, la capitale de la Turquie.
Une autre journée exceptionnelle…
Louise et Michel

jeudi 16 octobre 2008

La Cappadoce 15 oct. par Jacques


Voilà Jacques à l'oeuvre. Dites-nous si Madeleine a raison de l'appeler le Gandhi du groupe... CJ
Ajout de 30 photos sur la Cappadoce dans rubrique Photos à gauche.
CJ


Textes et photos de Jacques


Température décevante. La pluie et le vent ont causé l’annulation de l’envolée en montgolfière. Quel dommage.
Ce matin comme première visite nous nous rendons à Kaymacli. Nous visitons une ville souterraine qui a été creusée entre le Ve et le Xe siècle au cours des périodes ou les Perses et les Arabes attaquaient la région. Cette ville possède 7 ou 8 étages mais seulement 4 étages sont déblayés. Les couloirs communiquant entre les étages sont très étroits et très bas. Les salles sont groupées autour de cheminées d’aération. Nous y trouvons de petites écuries, une petite chapelle, plusieurs celliers, des ateliers, des ateliers de production vinicole et des cuisines. Les entrées de cette ville creusée dans le tuf volcanique étaient protégées par un mécanisme qui ne pouvait être utilisé que par l’intérieur. Cette ville était donc imprenable. Il n’y avait ni fenêtre ni porte.








Après cette visite nous nous rendons à Gõreme visiter le musée en plein air. Depuis 1985 la Cappadoce est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco et le site de Gõreme fait actuellement l’objet de restaurations majeures. On retrouve à Gõreme une forte concentration d’églises rupestres et de monastères. Les églises ont été creusées, tout comme la ville souterraine de Kaymacli, dans la pierre volcanique que l’on appelle Tuf. Les églises portent des noms pour le moins surprenant : l’église è la Pomme, l’église à la Sandale, l’église Sombre, l’église au Serpent, l’église à la Boucle. Ces noms ont été donnés par des archéologues.
Nous avons d’abord visité l’église à la Pomme. Cette église construite au Xè siècle compte quatre colonnes et trois absides avec des peintures aux thèmes iconographiques. Ce nom lui a été donné parce qu’il y a un dessein sur une des quatre colonnes qui représente une pomme.




















Nous avons ensuite visité l’église de Ste-Barbe qui est l’église la plus contreversée de la région à cause de ses fresques. La coupole repose sur deux colonnes et on y retrouve trois absides. Il y a plusieurs signes en forme de croix et des symboles dont on ne connaît pas la signification. On prétend que la figure de Ste-Barbe aurait été peinte au cours de l’époque iconoclaste.
Nous avons visité par la suite l’église au Serpent appelée ainsi parce qu’une fresque représente St-Georges et St-Théodore qui tuent un serpent. C’est une église creusée selon un plan rectangulaire couvert d’une voûte en berceau ce qui la différencie des autres églises. Tout à côté sont représentés Constantin et sa mère Hélène. Hélène aurait trouvé la croix sur laquelle le Christ fût crucifié.
Ensuite nous avons visité l’église aux Sandales. Ce nom fût donné parce que des personnages apparaissant dans certaines fresques portent des sandales. Malgré quelques détériorations les fresques sont en bon état. Cette église monastique est en forme de croix grecque avec une coupole centrale soutenue par deux colonnes.



Rapidement nous avons visité l’église Ste-Catherine qui ne comporte aucune fresque mais compte plusieurs tableaux creusés par terre dans le Tuf.
Nous terminons notre visite par l’église à la Boucle. Le nom vient de certains dessins dans les fresques qui font penser à des boucles de ceinture. C’est l’église la plus somptueuse de la Cappadoce. Cette église est en fait formée de deux églises construites à des époques différentes. La première date du début du Xè siècle et la deuxième date de l’année 950. La fusion des deux églises forme une grande église en forme de T. La couleur rouge est dominante dans la première église alors que la couleur bleue domine dans la deuxième église. Les fresques sont d’une beauté exceptionnelle.
Après Gõreme nous nous sommes rendus d’abord dans une manufacture de tapis pour assister à la confection de tapis de trois composantes différentes:laine sur laine, laine sur coton et en soie. Et par la suite nous avons visité une manufacture de poterie.
Pour terminer la journée nous avons eu un souper spectacle avec d’abord des Derviches



Tourneurs et par la suite une troupe de danses folkloriques. Après un repas bien ordinaire tout le monde étai content de partir avant la fin.














En terminant Pâquerette et Moi embrassons très fort les membres de nos familles et nos amis de Québec et d’ailleurs. XXX
Nous pensons à vous.
Jacques

mercredi 15 octobre 2008

Réponse à Florian par Suzanne

Après plus de 3200 km voici le groupe heureux et en forme. Également pour Flo : tu sais que Paul et Robert sont les frères de Louis Thibaudeau qui a enseigné au CMV en même temps que toi. CJ

D’abord merci de suivre notre voyage… vous êtes aussi bon accompagnateur que votre frère Clément que tout le groupe apprécie. On profite de votre savoir. Notre groupe comme vous le dites démontre de la cohésion et de la solidarité.
Répondre à vos questions… c’est difficile. Tout est beau… Vous savez il manque peut-être aussi un peu de distance pour faire des choix préférentiels.
Suméla : ça coupe le souffle
Nemrout : ça prend du souffle
Antioche : c’est un souffle de l’occident.

Je dirais à date, que c’est Ani qui s’impose à moi… Pourquoi ? C’est un plateau dominant les gorges de l’Anpa Çayi, perdu aux confins de la Turquie et de l’Arménie, qui me laisse un sentiment à la fois de désolation rempli cependant de vie
Oui c’est une ville morte… je sentais pourtant l’énergie des bâtisseurs, je vivais la détresse des vaincus qui étaient pourtant protégés par des puissants remparts. Que de paradoxes…
Lieu de réflexions, de méditations sous un soleil radieux le nez au vent.
Suzanne

Réponse à Marie-France

Merci à Angèle pour les résultats des élections. CJ

Merci pour ton message chaleureux. C’est très plaisant d’avoir des nouvelles de ceux qu’on aime.
Tes commentaires me rassurent car souvent loin des yeux loin du coeur. Le voyage demande beaucoup de déplacements mais c’est extra.
Marcel était content d’entendre dire que tout allait bien pour sa petite-fille et moi aussi.
Vous pouvez faire des commentaires sur le blogue… On les lit tous les matins dans l’autobus.
Au revoir à tous et à toutes et … à pamplemousse aussi.

Suzanne

P.S. Pour ceux et celles qui travaillent auprès des parents pour les aider avec des enfants difficiles, notre guide nous a donné une bonne recette.
En effet quand les Turcs ont envahi l’Italie, pour tenir les enfants tranquilles les parents leur disaient : « Attention les Turc arrivent » Il semble que l’effet était immédiat.
Suzanne

mardi 14 octobre 2008

Epitre de Paul à Tarse par Paul


Bien oui, j'ai profité d'un arrêt confort pour faire un peu de pain.









Surprise en arrivant au restaurant de l'hôtel : Bernard et Roselle nous y attendaient. CJ









Maintenant écoutons l'Épitre de PAUL. CJ

14 octobre

Chers blogueurs et chères blogueuses, en apercevant la route romaine, le puit de
St Paul et les fondations de sa maison je fus désarçonné. C’était mon chemin de Damas.

Après les traversées du Tigre et de l’Euphrate, la visite d’Antioche et ce matin la ville de Tarse, lieux de naissance de mon Saint Patron, comment ne pas être imprégné de l’histoire judéo chrétienne. C’est toute une remontée à la source de notre éducation des années 50.

La journée avait débutée très tôt avec un réveil à 6 heures et un peu plus de 500 kilomètres de route nous attendaient en plus de la visite de Tarse. Mis à part les trois points dont je vous ai fait part en introduction il n’y a rien d’autre pour me jeter en bas de mon cheval dans cette ville. La température y était chaude et humide. Le déjeuner terminé nous quittions la patrie du converti, direction la Cappadoce.

Le ciel couvert au début se mit à nous donner nos premières gouttes sur l’autoroute puis une pluie plus régulière presque jusqu’à notre approche de Nevsehir. Malheureusement nous arrivâmes trop tard pour la visite du village troglodytique. Ce n’est que partie remise à demain, nous sommes ici pour deux jours.

L’hôtel Peri Tower ou nous sommes logés possède une architecture unique et très invitante. L’intérieur lui est beaucoup plus de type standard pour la Turquie en ce qui concerne les chambres.


Salutations à tous les blogueurs et merci de nous lire.


Paul


Ps : Aux amis du brunch hebdomadaire salutations.








Monique et Paul posent devant le puits de St-Paul. CJ

lundi 13 octobre 2008

Antioche par Robert 13 oct.

Ce matin j'annonce dans l'autobus qu'il n'y a personne pour le reportage de la journée et rapidement l'oncle Robert oui oui c'est moi...
Voyageurs virtuels, saviez-vous que vous en avez de la chance ? Les voyageurs réels eux non vu aucune photo ni lu aucun reportage. Cependant ils apprécient beaucoup tous vos commentaires. Nous arrivons en Capadoce pour 2 jours au même bel hôtel. Super! CJ



13 oct. Robert Antakya

Aujourd’hui s’annonce extrêmement facile : départ de Gaziantep à 9 heures et arrivée à Antakya à 12 heures 30 cent quatre-vingts Km plus loin.

La route est relativement adorable, bordée à l’ouest par les anti-taurus (comme la voiture) et à l’est par monts et par vaux ou se multiplient les terres agricoles fertiles. On y trouve pistachiers, coton, vignobles, maїs, tomates, etc.…

Comme à l’accoutumée la matinée ne peut se passer d’un arrêt prö-pisse.

Bien entendu Gorkhan Tascioglu, notre guide préféré explique en long et en large ce qui nous attend à Antakya (Antioche-sur-Oronte). En bref, une traversée calme avec beaucoup d’Histoire.


À notre arrivée à Antakya c’est la ruée vers le restaurant ou l’appétit pour les w.c. l’emporte sur celui de la table.

À 13 heures 30 nous sommes au musée archéologique pour y admirer de magnifiques mosaїques récupérées tout aux alentours. Ces mosaїques réalisées surtout entre les deuxième et quatrième siècles. Elles représentent des scènes mythologiques : Èphigénie, Dyonisos et Ariane, Narcis et Écho et autres.

Par malheur à la salle des amphores j’en ai fait tomber une sur le carrelage et j’ai dû la ramasser et la recomposer comme à l’origine; voici l’inscription que j’y ai trouvé :
" ITIS APIS POTENDA BIGONE ". J’avoue y perdre mon vieux latin.

Après le musée ce fut la visite de la première Église Chrétienne c'est-à-dire au premier siècle. Le site est émouvant : une grotte 9.5 mètres par 13 mètres sur une hauteur de 7 mètres. Elle est située sur le flanc Stauris.

La ville d’Antioche est aujourd’hui un lacis de ruelles bordées d’échoppes groupées selon leur type de commerce. Monique Paul et Suzanne et moi avons terminé cette journée par une visite dans un bazar permanent mi arabe mi turc.


Merci à ceux et celles qui nous font des commentaires sur le blogue.

Robert

P.s. : Tu as raison Louise, chopin était plus beau que le chat de Van (d’après Suzanne)

dimanche 12 octobre 2008

12 oct. Mont Nemrout par Paul



Aujourd'hui ce fut un coup de coeur pour plusieurs voyageurs. Vous pourrez donc voir plusieurs photos en cliquant sur Mont Nemrout dans la rubrique photos de la section de gauche. Au besoin cliquez sur page 2. Florian a oublié de le faire c'est pour ça qu'il n'a pas vu Madeleine dans la galerie des voyageurs... CJ

Euréka! de crier Gilles sa trouvaille sera maintenant la mascotte des voyageurs. Pour la voir cliquez ici. CJ




Ce matin nous avons fait la grasse matinée, le départ étant prévu à 9 heures. Malheureusement il restait encore 13 tours au grand prix de formule 1 du Japon lorsque Robert et moi avons du quitter l’écran pour ne pas risquer de retarder le groupe. Alonso était alors en tête suivi de Kubica et de Raikonen.

La route menant au mont Nemrut nous a offert des paysages à couper le souffle avec ses nombreux pics et ses vallées à perte de vue. C’était la première fois que sur la route je voyais un troupeau de vaches qui même sans clignotants ou feu arrière (du moins je pense) se rangeaient tout naturellement sur le bord du chemin lorsque l’autocar les dépassait.


L’ascension des 150 derniers mètres du mont Nemrut s’est avérée un peu plus ardue que je ne m’y attendais. Cela était peut être du au fait que j’avais ma fiancée (dixit Foglia) pendue à mon bras et au 7 ou 8 kilos que je transporte en trop. Quoi qu’il en soit le jeu en valait la chandelle.
Tous ces Dieux réunis au sommet étaient majestueux même si leurs têtes sont tombées au sol à la suite de tremblements de terre. Les présentations entre nous et les Dieux furent fastidieuses même pour notre guide, que ce soit dans leur appellation grecque ou romaine.





La descente fut beaucoup plus rapide et tous étaient heureux de se retrouver au restaurant devant un copieux repas servi par des gens souriants et affables, dans un décor champêtre. La route vers Gaziantep nous a menés dans des vallées ou les diverses formations géologiques et les plantations de pistachiers se faisaient concurrence.

L’arrivée au Grand Gaziantep Hotel vers les 18 heures trente fut fort bien acueuillie par tous car l’escalade du matin et la longue route avaient laissé des traces. Cependant une dure épreuve nous attendait à l’hôtel, un autre copieux repas.

Salutations à tous nos aimables blogueurs.


Paul Thibaudeau

Urfa par Monique Thibaudeau 11 oct





Je vous en garoche beaucoup ce matin et pour cause je profite de l'Internet sans fil directement de notre chambre. CJ






Ce matin nous traversons de grandes étendues de champs de basalte. Je me demande bien comment les cultivateurs Turques s’y prennent pour les cultiver en si grandes quantités?
Plus loin sur la route le paysage change des terres cultivables apparaissent ainsi que des formations de pierre blanche ou de teintes pastelles très pâles. Nous traversons à ce moment l’immense chantier de l’autoroute allant du nord-ouest au centre sud de la Turquie, obligeant notre chauffeur à zigzaguer. J’ai de la difficulté à prendre des notes.





Les assises de l’autoroute sont en pierre blanches recouvertes de couches successives de pierres plus fine dont la dernière est un fin gravier rosâtre puis le tout est recouvert d’asphalte noir. Ma belle sœur aurait bien aimé que cette couche d’asphalte soit blanche.





Vers 11 heures 30 nous arrivons à Urfa ou nous attend le bassin dans lequel Abraham fut catapulté alors que les mécréants croyaient l’envoyer dans un bûcher. La légende veut que le bûcher fut changé en eau et les bûches en carpes qui depuis vivent paisiblement dans ce bassin. Il semble y avoir plus de poissons que d'eau...CJ







Le site magnifique est complémenté d’un splendide parc pour les familles et pour pique-niquer.
Après un copieux repas nous nous rendons à Harran pour la visite de ruines antiques et de maisons en forme de termitières ou nous y rencontrons la famille semi nomade qui y habite. Le père la mère et les dix enfants sont fiers de nous faire visiter leur demeure et de nous y servir le café turque ou le thé.




Nous repartons vers Kahta ou nous coucherons ce soir, en faisant une brève escale au barrage d’Attaturk et une petite gambette sur un pont traversant l’Euphrate.


Bonsoir à tous


Monique Thibaudeau

p.s. : Bons baisers aux familles de Pierre, Benoît et Danielle.

samedi 11 octobre 2008

Chat de Van

Gisèle est la première à envoyer une photo d'un chat de Van. Bravo ! Je dois malheureusement ne pas accepter cette photo car elle n'a pas été prise par Gisèle. Je reconnais même le courriel envoyé à plusieurs avant notre départ. Le concours reste ouvert... CJ






Voici le chat du lac de Van.....Faire tant de kilomètres pour revenir bredouille. Que lastima! Mais pour vous consolér, voici la version améliorée.
Mais le problème c'est que depuis qu' il a nagé cette longue distance entre la Turquie et le Québec, et qu'il a affronté certaines difficultés et saletétés dans tous les cours d'eau du monde, quand il est arrivé au Québec, il avait quelque peu changé de couleur.
Si vous voulez l'adopter pour 3 mois il sera disponible. S.V.P. me contacter à votre retour.
Je suis avec intérêt votre voyage.

Gisèle

direction Diyarbakir par Marcel 1 0 oct.



Avertissements : Marcel récidive avec un 2e texte mais les nez trop délicats devraient s'abstenir... CJ







Ce matin je me réveille plus reposé. À ma fenêtre j’aperçois le fameux Lac de Van. Quel paysage! Bien sûr je suis comme tous mes compagnons pressé de découvrir d’autres ailleurs.
Après le petit déjeuner, nous rejoignons l’autocar. Nous avons 400 km à parcourir pour atteindre Dyarbakir.
Bien installé, je ressens la solidarité qui se dégage du groupe. Maître du ciel notre guide nous fait remarquer que la route sera longue et parsemée d’arrêts car celle-ci est en reconstruction et plusieurs postes de soldats nous obligeront à passer au peigne fin…
Le paysage est unique. Les mêmes montagnes brunes laissent passer un ruban de route pleine de soubresauts.
C’est grandiose et assommant. Certaines plaines nous laissent voir des troupeaux de moutons noirs ou blancs. Des chiens géants montent la garde. Ces énormes gardiens au pelage blanc ou crème dits bergers anatoliens sont la fierté des bergers et des vachers. Ils ont pour devoir de protéger les troupeaux contre les loups et les ours… Ils portent un collier hérissé de longues pointes de fer forgé pour préserver leur gorge des morsures. Ils peuvent atteindre 70 km/heure. Leur nom : Les Kangal.
Après un premier arrêt pour admirer un tombeau du Xe sciècle, nous roulons en écoutant attentivement notre guide nous raconter l’histoire de ses pays. C’est captivant.
Personne ne le dit mais il est temps d’arrêter pour un arrêt confort comme dit le guide.
Rapidement, les hommes d’un bord et les femmes de l’autre nous entrons dans ces latrines.
Une odeur intenable nous monte au nez. Il faut avancer. Je suis le groupe d’hommes, j’avance. J’entre dans un de ces enclos putrides. C’est affreux, je me concentre. Enfin… Pour les femmes c’est épouvantable, je n’ai pas besoin de vous décrire leurs installations… Enfin je sors de ce lieu infecte. Quelle délivrance…
Un petit thé nous est offert et on continue à rouler toute la journée, des décors imprenables se déroulent devant nos yeux. Montagnes, gorges, nous roulons sur une route entre ciel et terre.
Il est 21 :15, je suis fatigué, je rédige ces quelques lignes assis à l’extérieur de ma chambre, Monique dort.
Cet hôtel est un caravan-sérail authentique, c’est merveilleux! Je suis dans un autre monde. Ou? Je ne sais pas. Je suis ailleurs… dans une ville nommée Dyarbakir en Turquie.
Salut Nicole, je suis tellement loin de toi, t’en fais pas je reviendrai.
Salut mes chers enfants et petits enfants.
Salut les amis.

Salut les Québécois, je pense à vous.
Marcel.


Le centre du tombeau doit être libre afin que la pluie puisse rejoindre le corps CJ







Les enfants sur la rue sont bien mis. Un banquet nous attendait au Caravan-sérail. CJ

Safari Photos

Chat du Lac de Van

Hier le 10 oct. Nous avons parcouru des centaines et des centaines de km à la chasse du fameux Chat du Lac de Van. Un concours avait été lancé auprès des voyageurs réels. Étant donné que je n’ai reçu aucune photo de leur part, j’étends ce safari-photos à tous les voyageurs virtuels.
Un repas pour 2 personnes est offert à Hôtel Merit Sahmaran. du Lac de Van, certaines conditions s’appliquent.
Si nous n’avons pas pu voir et photographier ce chat dans son habitat naturel peut-être le pourrez-vous au Québec ou ailleurs dans le monde. La photo prise d'un chat bien vivant doit faire ressortir ses caractéristiques. CJ

vendredi 10 octobre 2008

9 octobre Lac de Van par Marcel






9 oct. Marcel

Salut! Bonjour! Bien oui c'est bien lui vous l'avez reconnu ! Il s'agit bien du professeur, de l'historien, de l'écrivain, du conteur, du conférencier du chanteur d'opéra, de l'excellent voyageur Marcel et j'en passe vous le connaissez probablement mieux que moi. Je vous laisse savourer son texte. Du gros luxe ce soir 10 oct dans un caravansérail à Diyarbakir avec Internet sans fil. Bien oui nous n'allons pas coucher à Mardin comme prévu. CJ

Déjà 5 jours depuis notre départ de notre beau Québec.
Ce jeudi, je me réveille face au Mont Ararat, celui qui a recueillit Noé et sa basse cour jadis, vous vous souvenez?
Quelle splendeur historique! Quel monde étrange et fabuleux! Entre le lugubre et l’extase, nos yeux s’émerveillent.
Pour tout dire, la nuit a été plutôt longue. Quelques heures de sommeil, souvent brisées par les hurlements ou les jappements de quelques chiots abandonnés. Pour moi, c’est toujours déchirant d’entendre ces appels douloureux.
Toujours est-il qu’au lever du jour l’appel à la prière salmodié par les haut-parleur du minaret de la ville de Doguberyazit enterre les cris des chiens et réveille définitivement le voyageur.
Je suis accompagné dans ce voyage historique par ma sœur Monique. Nous formons un ptit couple très particulier mais très harmonieux.. Une autre de mes sœurs Suzanne accompagnée de mon ami Robert son conjoint qui lui a réussi à embarquer dans l’aventure son frère Paul et sa femme Monique complètent notre partie, comme vous le constatez je suis bien entouré.
Mais ce n’est pas tout. Dix autres membres de l’expédition donnent à ce groupe un caractère exceptionnel. En effet, après quelques tours de piste, la bande des 16 grâce au doigté délicat de Clément a réussi à se cimenter.
Des valeurs communes, lient maintenant ces explorateurs. Prévenance, politesse, gentillesse et surtout le goût de voir, d’apprendre, de savoir. Que c’est beau de voir 16 personnes tendre l’oreille pour écouter raconter par un guide exceptionnel de ce coin de pays.
C’est vrai de plus en plus de Québécois voyagent à l’étranger, s’instruisent sur l’histoire des autres. Se peut-il qu’un jour ils attachent autant d’importance à la leur ?
Tiens me voilà encore relancé. Revenons à nos moutons car il y en a beaucoup dans l’est de la Turquie.
Il est 08 :30, les valises ont regagné l’autocar. Nous prenons nos places. En route pour le Lac de Van. Tout au long du trajet nous sommes entourés d’immenses montagnes brunes, désertes, sans arbres, sans eau, sans animaux. Quelque fois nous croisons un petit village peuplé de gens pauvres, logeant dans des maisons de poupées. Bordant la route des résidus de larves volcaniques s’étirent sur plusieurs km.
11 heures une petite halte, nous sortons nos caméras. Quelles belles chutes! Ce sont les chutes de Muradieje. Quel endroit calme ! Pour le pipi…
Une demi-heure plus tard, quel ravissement! Un lac somptueux s’étend sur des km. Le vert, le turquoise de ces eaux vraies métamorphoses. Quel rafraîchissement! Après avoir traversé des km de montagnes noires, voilà que le paysage reprend toute sa plénitude, grâce au Lac de Van.
Après un dîner face au lac, nous montons à bord d’un bateau qui nous transporte sur une île sauvage. Au milieu de cette île, imaginez-vous qu’il y a plusieurs siècles en 915 une église plantureuse y fut érigée par un certain roi Gozik I. Sculptures, fresques. Quelle splendeur!

Il est 16h. L’hôtel nous attend pour refaire nos forces. Je ne peux vous quitter sans saluer avec amour ma femme Nicole. Ne t’en fais pas on prend bien soin de ton Vicking. Il est en forme, même s’il souhaiterait que tu partages tous ces beaux moments. À tous, je vous souhaite une bonne journée.
Je vous reviens demain. Salut. Marcel